09.04.2012

Tour du monde à vélo et retour par Sorède !

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A Cerbère, direction Sorède, le retour en France après 25 000 km  (photo A Sanchez) 

P1050496.JPGTrois continents, 25 pays, 25000 km à vélo et après 2 ans de voyage choisir Sorède comme première étape du retour en France, c'est à peine croyable.

Emilie Vincendeau, infirmière, et Benjamin Valverde, journaliste, tous deux jeunes trentenaires ont préparé pendant un an ce voyage qui s'est avéré bien plus qu'une aventure : choisir son matériel, préparer avec minutie le parcours, définir une logistique, obtenir les visas et bien sûr économiser et trouver un financement, il fallait effectivement une année et tout était prêt le 11 avril 2010.

portrait_kirghize.jpgIls ont alors enfourchés leurs vélos à Orléans et ont traversé la Suisse, l'Italie, la Slovénie, la Hongrie, la Roumanie, la Serbie, la Bulgarie, la Grèce, la Turquie, Chypre.
uluru.jpgPuis un coup d'avion les a amenés en Australie où ils ont traversé sur plus de 1000 km le mythique Outback ou désert australien avant de reprendre l'avion pour Bangkok.

Et les vélos ont alors visité la Thaïlande, le Cambodge, le Laos, le Vietnam, le Tibet et l'Himalaya, la Chine et le désert du Taklamakan (le 2ème désert de sable du monde après le Sahara).
tour du mondeEt pour n'être pas en reste, Emilie et Benjamin ont pédalé à travers le Kirghizistan, le Tadjikistan, l'Ouzbékistan, le Kazakhastan, l'Azerbaïdjan, la Géorgie et retour par la Turquie, l'Italie où ils ont pris un bateau jusqu'en Espagne (Catalogne sud) et enfin Sorède après avoir franchi le col des Balistres à Cerbère.
Et ce n'est pas fini car ils vont rejoindre Orléans, sans se presser, en prenant les petites routes pittoresques. Quand on regarde un planisphère on ne peut qu'être impressionné par un tel périple !

tour du mondeLors de ce grand voyage, dans le cadre du PNUE (Programme des Nations Unies pour l'Environnement), nos deux cyclistes ont, dans chaque pays, planté un arbre d'essence locale et l'ont confié à une famille qui se chargera de son entretien. Un acte autant citoyen du monde qu'écologique.

Partout l'accueil des populations a été chaleureux et bienveillant : ils ont été reçus dans les familles, ont été hébergés, aidés, ils ont partagé les repas, les fêtes de famille, de village. Ils ont parlé souvent par signes, par photos, parfois en anglais. Ils ont rencontré des gens vivant dans des conditions difficiles, travaillant dur y compris femmes et enfants, mais toujours heureux : avoir un toit, pouvoir se nourrir, ne pas être malade et pour beaucoup, c'est déjà le bonheur.

tour du mondetour du mondeLes seules vraies difficultés rencontrées ont été le fait de la nature même de ce voyage, nomades pour deux ans (avec nuits sous la tente et cuisine sur un réchaud à essence), de la fatigue (étapes de 12 à 160 km, parfois à 5000 m d'altitude sur un vélo chargé de 50 à 80 kg) et de la nature tout court (orages, pluies, tempêtes de sable ...).

Et ils ont tenu la promesse qu'ils s'étaient faite en partant : revenir en France par le pays catalan, là où se trouvent leurs racines et embrasser le premier couple de français qu'ils rencontreraient après la frontière, et ce fut deux randonneurs catalans qui, le dimanche 1er avril 2012 au col des Balistres entre Portbou et Cerbère, reçurent avec autant de plaisir que d'étonnement ce bisou de nos « globe-pédaleurs » deux ans, jour pour jour ou presque, après leur départ pour ce tour du monde.

tour du mondeBien sûr, Emilie et Benjamin ont tenu un journal de bord, accumulé photographies et films : tout est visible sur leur site Internet http://a-tour-de-roues.fr.

(Les photos de cet article sont extraites de ce site.)

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